Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 21:01
Du 8 au 11 septembre

Pas le temps de rédiger l'article, la photo parle d'elle même !!!!!


Par Delphine - Publié dans : Botswana
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 21:00

Nuit du 7 au 8 septembre

 

Notre nuit d'émotion commence donc par une soirée de rêve puisque nous rencontrons un superbe léopard couché sur une branche d'arbre.

 

Avant de sortir du parc de Moremi, il est déjà tard et nous demandons au seul camping qui s'y trouve si nous pouvons y passer la nuit. Bien que ce camping soit loin d'être complet, le gardien ne veut pas nous laisser entrer car il ne peut pas encaisser d'argent et comme d'habitude, nous n'avons pas réservé. Pas de discussion possible, nous quittons le parc tard et il nous faut maintenant improviser un bivouac rapidement.

A peine avons-nous parcouru quelques centaines de mètres que notre piste est barrée par un rivière d'au moins un mètre de profondeur. Le soleil a disparu et nous commençons à ne plus y voir grand-chose. Nous ne savons pas du tout comment traverser cette rivière qui de plus nous semble bien crade. Les villageois ne savent pas nous renseigner et nous n'avons guère envie d'aller reconnaître le terrain les pieds dans cette eau boueuse. Nous décidons de rebrousser chemin et de trouver un bivouac quelque part au milieu du village entre la sortie du parc et cette foutue rivière.

Nous croisons alors un 4x4 de 3 touristes se dirigeant vers la rivière et je m'empresse alors de dire à JeanMi de faire demi-tour pour les suivre et voir ce qu'ils font.

 

Ils sont d'Afrique du Sud et des amis à eux nous rejoignent quelques minutes après dans un second 4x4 : les deux 4x4 sont des Pajero attelés d'une grosse remorque chacun. Ils sortent une bâche pour fixer sur la capot afin de protéger au maximum leur bloc moteur des infiltrations d'eau. Ils ont l'air bien décidé à traverser cette merde… Et nous n'avons guère d'autre choix d'ailleurs puisqu'il n'y a aucune autre piste. On est en Afrique !

Ca y est, il fait nuit. La tension monte, la première voiture s'élance dans la rivière et se retrouve engloutie sous un mètre d'eau. Je me dis qu'ils ne ressortiront jamais. Mais les Sudaf ne se découragent pas comme ça, ils ne s'arrêtent surtout pas dans l'eau, leurs phares sont éteints et ils ressortent victorieux sur l'autre rive, en laissant évidemment tourner le moteur à l'arrêt : applaudissements et soulagement pour tout le monde.

La seconde voiture se prépare avec la bâche pendant que l'autre 4x4 l'éclaire de ses phares dans cette nuit noire. Il passe également ! Mais tout le monde n'a pas encore la chance d'être sur l'autre rive…

Nous ne savons pas quoi faire, j'ai peur de tanker la voiture dans cette rivière, en pleine nuit avec les enfants, le tout en un village aussi grand que les plus petits villages de mon Ardèche presque natale... JeanMi, lui aussi fidèle à lui-même, décide de tenter la traversée … Sauf qu'en mécanique, il ne palisante pas et avec son 4x4, il prend rarement de gros risques. Donc on se fait confiance sur ce coup-là ! Les Sudaf nous prêtent leur bâche car ils disent que c'est mieux.

Allez, on croise les doigts, je suis tendue la corde d'un arc et on traverse. Bien qu'il fasse nuit, c'est super impressionnant, nous sommes sans phare, on y voit à peine et nous voyons l'eau monter monter monter … et nous atteignons l'autre rive : youpi !!!!!!!!

Quelle aventure, vraiment, c'est impressionnant toute cette eau autour du 4x4.

 

Mais notre nuit commence à peine …

 

Nous faisons un second arrêt face à une seconde grosse rivière qui nous barre la route. Quasi aussi profonde que la première, quelle chance il va nous falloir remettre ça, je m'en serais bien passée moi qui suis pourtant plutôt adeptes des sensations fortes… Mais ici, on joue un peu sans filet alors c’est pas toujours ludique…

Après concertation entre pilotes et co-pilotes, nous remontons dans notre 4x4 pour nous préparer à traverser et là, je referme ma porte sur la main droite de Lucas qui hurle et pleure… Grosse panique, Jmi imagine déjà des doigts cassés ou broyés à 100 lieues d'une quelconque clinique…

Finalement, les doigts bougent, la douleur passe assez vite et ses petits doigts ont été sauvés par le jeu qu'il y a dans le haut de la portière. Aucune égratignure et au bout de quelques minutes, Lucas a déjà tout oublié… Ouf, car je culpabilisais…

Bref nous traversons cette seconde rivière et là encore mes chers amis, je vous dis que la nuit est encore longue…

 

Nous poursuivons notre piste en pleine nuit pour essayer d'atteindre le camp où les Sudaf ont réservé. Et que croisons-nous à 2 pas de la piste ?? Un groupe de lionne qui a priori se prépare pour la chasse! (dixit les Sudaf qui ont plus l'habitude que nous et il faut dire que les félins, comme beaucoup d'autres prédateurs, ont une chasse active plutôt la nuit).

Nous qui sortons régulièrement de la voiture, c'est hyper rassurant de se dire qu'il y a des lionnes en chasse tout à côté !!

 

Bref, nous nous détendons un petit moment en les observant puis nous filons, il se fait déjà tard.

Troisième arrêt. Nous sommes la dernière voiture donc nous ne voyons pas pourquoi les 2 4x4 de devant sont arrêtés. Bien que les lions ne soient pas si loin, nous sortons de la voiture.

Et là que voyons-nous ??

Une troisième rivière qui semble bien pire que les autres car il ne suffit pas de la traverser, il faut suivre son lit qui serpente dans des eaux troubles et marrons sur au moins 150 mètres, au milieu de quelques arbres et branches pour couronner le tout.

JeanMi vient me voir, un peu sceptique sur ce coup-là, et il se souvient que quelques mètres avant, il a vu une petite piste partir sur la droite, certainement pour contourner cette abominable rivière.

Il ressort pour en faire part au Sudaf mais la 1ère voiture s'est déjà élancée dans cette rivière… Au bout de quelques mètres, dans la nuit, la voiture est quasi cachée par les arbres et nous ne suivons leur lente traversée du néant que par talkie-walkie. Les 2 4x4 en sont équipés, ça rigole pas chez les Sudaf !

 

Appel sur le talkie-walkie, le Pajero s'est tanké avec la remorque.

Génial, on avait que ça à foutre cette nuit et il n'est que 22h30 environ !

Et là je ne sais pas pourquoi, c'est notre voiture qui est choisie pour tenter de les secourir. Comme les lions rodent, les enfants et moi choisissons malgré tout de rester dans la voiture et de participer à cette tentative de sauvetage.

Nous resterons une bonne heure dans 1 mètre d'eau. Les hommes sortent des voitures avançant à pied dans cette eau, ils sont trempés, on est crevés et on sait que les lions sont par-là… En ouvrant les portières, Jmi fait rentrer au moins 3 cm d'eau dans l'habitacle. Vite, j'ai peur que le niveau monte, je fous les enfants devant et je saute derrière pour mettre tout ce qui crains sur les sièges arrières. A ma grande surprise (il en faut bien des surprises au milieu des séries loose…) le niveau d'eau ressort par les portières assez rapidement car la profondeur de l'eau varie de quelques centimètres par-ci par-là.

On essaie de tirer la remorque avec les sangles accrochées à l'avant de notre 4x4 mais on n'y arrive pas, notre moteur est trop petit. Notre pare-buffle se tord !! Jmi n'en revient pas, il sort et il comprend en fait que les Sudaf n'ont pas décroché leur remorque de leur voiture … du coup on ne tirait pas une remorque mais aussi leur 4x4 ! Super, du grand n'importe quoi.

Bref, après moults manœuvres, et il nous faut faire demi-tour dans cette eau … nous parvenons à ressortir la remorque. Mais il nous faut replonger pour essayer de sortir le 4x4. Jmi essaie une fois, en vain. Il dit qu'on y arrivera pas.

Et là les Sudaf sortent une autre sangle pour rajouter aux autres : ils appellent ça une Snatch Rode. En gros, nous devons reculer à fond jusqu'à ce que la corde nous fasse caler car elle arrive au bout de son élasticité. Nous nous y reprenons 2 fois en faisant forcer le moteur … et lorsque la sangle élastique se resserre, elle entraîne la voiture de devant vers nous. Cette fois ça marche, nous avons "détanké" le Pajero !

Il nous aura fallut une heure et tout le monde se retrouve hors de l'eau.

Entre temps, une voiture de locaux nous a rejoins et ils nous guident pour aller au camping.

Après un bref repas (les enfants d'abord) et une sorte de clôture anti-lions installée par les Sudaf, nous filons nous coucher à 3 heures du mat, éprouvés par cette nuit d'aventure et un peu préoccupés quand même par l'état de notre voiture…

 

Quelle nuit ne trouvez-vous pas ?!

Par Delphine - Publié dans : Botswana
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 20:59

Le 7 septembre

 

Avant d'entrer dans la parc de Moremi, nous avons bivouaqué seuls en pleine brousse au milieu de toute cette faune : nous avons briefé les enfants pour ne pas qu'ils s'éloignent de la voiture et nous avons laissé les portières grandes ouvertes durant notre dîner, au cas où un félin vienne troubler notre repas… Et hop, vite au lit dans la tente de toit, à guetter les bruits de l'extérieur au cas où nous ayons de la visite … je n'étais pas si fière et j'avoue avoir tardé un peu pour m'endormir ce coup-ci !

 

Le lendemain, nous expédions notre petit dej et entrons dans le parc de Moremi. Nous voilà bien installés à bord de notre 4x4 préféré.

Dans ce parc, la végétation est bien plus variée qu'à Etosha : maupane trees, arbres à saucisses aux fleurs pourpres, herbe sèche ou herbe verte, points d'eau, mares, petits ponts en bois, mini-forêt, pins africains, roseaux etc. La flore est vraiment superbe bien que nous imaginions que les paysages seraient encore plus verts et plus humides.

Il y a quand même assez d'eau pour attirer quelques moustiques et tous les soirs c'est le même cérémonial pour les enfants et moi : pantalons, chaussures fermées, manches longues et spray anti-moustiques sur tout ce qui dépasse. C'est chiant mais c'est comme ça.

 

Sans être blasé, nous ne comptons plus les éléphants, girafes et antilopes croisés dans le parc, nous apercevons surtout pour la première fois, des buffles. Avec leurs cornes, ils ont une allure de vieille grand-mère coiffée à l'ancienne avec une raie au milieu, c'est trop marrant !

Et puis nous observons enfin de beaux hippopotames de près, bien qu'ils soient très craintifs. J'adore leur allure arrondie avec des yeux tout rond sortant de leur tête, leurs petites oreilles de Shrek et leur petite queue. Le tout avec parfois 4 ou 5 oiseaux sur le dos, c'est génial !

On voit également des impalas, des crocodiles, des mangoustes rayées, des phacochères à 1m, de beaux oiseaux très colorés, des vautours, des babouins et encore et encore.

 

En fin de journée, nous commençons à prendre la direction de la sortie lorsque nous rencontrons un "promène touristes" dont le chauffeur-guide bien sympa nous indique qu'e non loin de là, il y aurait … un léopard.

Ce félin est tellement rare à observer, surtout en pleine journée, que nous nous hâtons de partir à sa recherche.

Nous arrivons près d'un grand arbre dont l'une des branches est à l'horizontal. Un énorme léopard y fait sa sieste, les 4 pattes et la queue pendant dans le vide de chaque côté de la branche. On dirait vraiment un gros chat tout mignon tout gentil et on s'attendrait presque à l'entendre ronronner !

Notre présence ne l'inquiète absolument pas et nous restons là à l'admirer pendant une bonne demi-heure. C'est extraordinaire !

 

A partir de cet épisode léopardesque, notre soirée va littéralement alterner entre rêves et cauchemars…

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Par Delphine - Publié dans : Botswana
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 20:58

Du 5 au 6 septembre

 

Nous arrivons à Maun, la petite ville aux portes du mythique Delta de l'Okavango que Nicolas Hulot, dans son émission Ushuaia, décrivait avec enthousiasme et émotion comme l'un des endroits les plus beaux du monde.

 

Long de 1300 km, le fleuve Okavango, 3ème fleuve d'Afrique australe, prend sa source en Angola central, traverse la bande de Caprivi au nord-est de la Namibie et entre au Botswana.

Ses 18 milliards et demi de mètres cubes annuels commencent alors à s'étaler largement, avidement absorbés par l'air sec et les sables du Kalahari. On décrit souvent l'Okavango comme "le fleuve qui ne trouve jamais la mer". Il se perd dans le nord du Botswana, formant ainsi le Delta de l'Okavango qui ne trouvera lui non plus jamais la mer. Il forme ainsi un vaste labyrinthe de lagunes, de canaux et d'îles s'étendant sur 15000 km2.

Le Delta de L'Okavango est le plus grand delta intérieur du monde (sa superficie est celle de la Suisse) et fourmille d'oiseaux et de nombreux autres animaux dont les éléphants, les zèbres, les buffles, les gnous, les girafes, les hippopotames et les koudous.

 

Pour moi, le Delta de l'Okavango, c'était ces immenses étendues d'eau et de marécages dans une végétation verdoyante, avec cette image ancrée dans ma tête des hippopotames nageant dans une eau marron recouverte de petites lentilles d'eau vertes en surface, de roseaux et de nénuphars ; avec quelques africains navigant à bord d'embarcations creusées dans des troncs d'arbre appelés "Mokoro".

Et bien c'est exactement ça ! Quelle étrange sensation de mettre enfin une image réelle sur ses rêves!

 

Je suis tellement excitée que je m'enflamme un peu, embarquant Jean-Mi et les enfants à bord d'un petit coucou à 6 places. Avec le pilote de ce petit avion, nous sommes seuls à bord à profiter pleinement du spectacle aérien que nous dévoile le Delta de l'Okavango. Vol panoramique d'une heure au milieu de ce labyrinthe aquatique : nous ne cessons de nous exclamer : "ici, des éléphants !" "là des hippo et des buffles", "là je vois…" je vois je vois ! Nous voyons tellement de belles choses !

 

Les enfants sont ravis et nous aussi, bien que JeanMi soit plus à l'aise sur la terre ferme et surtout lorsque c'est lui qui pilote ! Nous garderons encore un souvenir très intense de notre découverte de ce delta.

Il ne nous reste plus qu'à nous rendre dans sa réserve de Moremi pour apprécier sa richesse depuis la terre, à bord de notre 4x4 préféré.

En route !

Par Delphine - Publié dans : Botswana
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 20:56

Du 1er au 4 septembre

 

Ca y est, nous avons récupérer Erine et Lucas qui restent avec nous pour 15 jours !

Nous comptons bien en profiter au maximum pour visiter les principales attractions du Botswana et notre périple commence avec la traversée des Makgadikgadi Pans.

 

Nous apprenons par hasard, en bouquinant un magasine de 4x4, que les Pan ont été inondés au mois de juin par des pluies exceptionnelles pour l'époque et surtout extrêmement abondantes. Les Pan se seraient transformés en désert … de boue … avec tous les risques de tankage que cela représente pour nous.

Qu'à cela ne tienne, nous irons voir par nous-même, nous sommes au mois de septembre et la boue a peut-être séchée !

 

Ces Pans se composent de grandes cuvettes salines d'une surface de 12000 km2. Une scène du film Les Dieux sont tombés sur la tête a été tournée dans ces étendues de terre et de sel étincelantes.

Ces Pans sont les vestiges d'un immense lac alimenté autrefois par des rivières charriant du sel. Le lac s'est ensuite évaporé en maintenant les dépôts salins, offrant par la même des paysages presque similaires à ceux du Salar d'Uyuni bolivien qui nous avait tant envoûtés.

A la différence près que l'île de Kubu Island située en plein cœur des Pans n'arbore aucun cactus mais d'énormes baobab que le coucher du soleil colore d'un marron rouge violacé des plus surprenant.

Quel contraste magique entre ces baobab violets aux formes surréalistes et l'immense étendue plane et blanche des Pans en arrière plan ! Whaou……………..Là encore, nous en prenons plein les yeux et les enfants escaladent de leur mieux le plus haut et le plus robuste baobab de l'île.

 

Quant à moi, au lever du soleil, lorsque les températures sont encore raisonnables, je pars courir une heure sur ce superbe désert blanc des Pans ,au milieu de nulle part, sans horizon et avec une luminosité incroyable : n'est-ce pas un footing de luxe ? Et si le luxe c'était … les grands espaces ?!

Par Delphine - Publié dans : Botswana
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