Naukluft

Publié le par Delphine

Du 8 au 11 juillet

 

Nous avons fait une boucle dans le Naukluft en passant par Homeb, Mirabib, Rock Arch, Bloedkoppe et la vallée de la lune.

Message particulier pour Pierre et Laurence : Vous savez quoi ? La vallée de la lune en Namibie c'est à chier par rapport à la vallée de la lune du Chili, ça vaut pas nos "tres cruces" dis donc !! Mort de rire !

 

Nous avons pris notre temps, sans faire trop de kilomètres et fait pas mal de balades dans des lits de rivières ou pour grimper au sommet des blocs de granit qui nous offraient souvent de superbes bivouacs bien abrités.

C'est le "Pierrot internacional" qui aurait été ravi par toutes ces balades sans bruit de moteur !! Mon Pierrot, nous marchons dans tes traces d'il y a 12 ans !

 

A Homeb c'était un mélange de mini dunes grises, de lit de rivière de la Kuiseb rempli d'arbres verdoyants et de dunes oranges de l'autre côté. On a trouvé un bivouac dans la forêt et on s'est fait un superbe feu de camp au bord du lit de rivière. Le lendemain, alors que nous étions entrain de lever le camp, les villageois sont venus boire le café avec nous et on a passé un super moment. Ils nous ont appris plein de choses sur les serpents, les scorpions (on en a justement vu un énorme, le plus gros et le plus venimeux…on a la photo, ça calme !), la période des pluies qui prive leur troupeau de chèvres de sa verdure (car elle se retrouve sous l'eau de la rivière…) etc etc

 

Au sommet de Mirabib, j'ai eu l'impression d'avoir une illustration parfaite de l'expression "à perte de vue". On surplombait la vallée entière de savane parsemée de montagnes en granit rose ou autre. Idem à Rock Arch et Bloedkoppe.

Encore du granit rose ?! Mais on ne s'en lasse pas !

Et l'herbe de la savane non plus je ne m'en lasse pas, on dirait parfois des plumes ou du coton tellement elle est douce et duveteuse ! Quel charme !

 

Petit clin d'œil aux pintades de Bloedkoppe quand même ! Quand on les a aperçues de loin, vu que ça faisait presque 10 jours qu'on n'avait pas mis les pieds dans un supermarché, on a d'abord pensé : putain, on s'en tue une pour le barbecue de ce soir !! Genre un bon coup de pierre sur le coin de la figure et hop, l'affaire est dans le sac.

Et puis elles se sont approchées de nous sans crainte et elles étaient trop belles … alors on a salivé dessus mais on s'est contentés de les prendre en photo !! Et même que le soir venu, elles ont dormi dans l'arbre à côté de nous ! Comme c'est mignon !

Comme quoi, on n'est pas aussi méchants qu'on en a parfois l'air !

 

Vu et raconté par JeanMi, votre narrateur préféré ! :

 

Après ça, on file plus au nord dans la zone moins sablonneuse du parc : bivouac dans le lit de la rivière Kuiseb, une rivière plus grosse que la Tsauchab….quelques jours par an, mais qui recèle des nappes d'eaux souterraines assez abondantes vu la taille des arbres qui la bordent. Des blacks topnars qui vivent ici nous racontent que les dernières pluies ont fait déborder la rivière. Nous on pense aussi sec : "Aubaine !!" vu l'aridité du coin. En fait, non. En une journée, la rivière a emmené des mois de nourriture pour les chèvres. Les arbres, une sorte d'épineux très robustes, produisent un espèce de cosse très sèche en demi-lune dont se nourrissent les chèvres et les moutons lorsque les fruits tombent au sol. En une journée, tout a été emmené.

 

Cette partie du parc est elle-aussi magnifique. Les sables du Namib sont arrêtés dans leur progression vers le nord par les éphémères eaux de la Kuiseb. Drôle de voyage que celui de ce sable orangé des plus hautes dunes du monde. Poussé par les vents du Kalahari, la rivière orange, à la frontière entre l'Afrique du sud, le Botswana et la Namibie, le charrie jusqu'à l'Atlantique. Le courant de Benguela le pousse alors vers le Nord et les vents de mer le renvoie sur la terre.

 

On se balade encore sur ces ilôts  granitiques aux formes étranges érodés par les vents.

Publié dans Namibie

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