Kaokoland : sur le territoire de l'ethnie des "Himbas"

Publié le par Delphine

Du 11 au 15 août

 

Dans le Kaokoland, notre objectif était double : observer des animaux sauvages et rencontrer l'ethnie des Himbas.

Nous avions réussi le premier, pourquoi pas le second !

 

Red Drum, Marienfluss, Etangwa, Opuwo, nous traversons plusieurs territoires Himbas et nous rencontrons plusieurs fois ces derniers.

J'avoue que nous n'étions pas en phase avec la technique d'approche photographique des italiens, ce qui nous faisait souvent royalement chier et nous a valu qq accrochages mais passons.

 

Pour JeanMi et moi, l'approche est simple : on s'arrête près de leurs cases sans en être trop près et on les laisse venir. S'ils viennent vers nous, on établit le contact le plus respectueusement et naturellement possible, s'ils ne viennent pas tant pis.

 

Et voici tout ce que nous avons pu partager avec les Himbas qui ont fini par me surnommer l'Himba blanche ! Nous avons :

-          partagé des repas : ils adorent le ketchup et tout ce qui est sucré !

-          appris à cuisiner leur porridge à base de lait de vache, sucre et farine de maize

-          fumé des clopes

-          une vieille femme Himba m'a vendu son bracelet de cuivre et l'a reconstruit sur mon avant bras droit : quel travail d'enrouler ce long fil de cuivre selon la forme de mon avant bras ! ce bracelet me vaut la sympathie de la plupart des femmes Himbas qui sont surprises que je le porte et qui le touchent tout le temps ! on apprendra plus tard qu'il est rarissime de pouvoir acheter ce genre de bracelet Himba qu'ils appellent "Otjindenda", whaou ! dommage que le cuivre s'oxyde avec ma peau de blanche …

-          on a dansé sur des rythme de percussions (un CD à fond dans la voiture de Jmi) pendant une bonne demi heure éreintante !

-          on a visité leurs cases et village mais ce ne sont pas vraiment des villages, plutôt des familles par-ci par-là

-          une jeune Himba s'est tapé un délire en me transformant intégralement en Himba dans sa case : elle m'a enduite de leur mélange rouge fait de graisse de lait de vache et de poudre d'argile rouge (j'ai été enduite sur tout le corps, même sur le visage et entre les orteils !) puis m'a vêtue de ses peaux, ceintures, bijoux et autres parures Himbas, y compris le porte bébé !

-          j'ai aidé une Himba à concasser des grains de maïs sec pour faire de la farine : on tapait entre des pierres en chantant des chansons au bébé allongé sur la couverture à côté de nous ! pendant ce temps, JeanMi péchait dans la Kunene River avec un Himba

 

Voilà en résumé ce que nous avons pu partager avec les Himbas pour notre plus grand bonheur, même si nous sommes un peu déçus par le côté intéressé que prend souvent la relation établie : qu'est-ce que tu me donnes, échanges ou achètes … On reste des blancs riches…

 

Les femmes Himbas sont toujours aussi féminines et soignées dans leurs tenues et bijoux mais les hommes sont de plus en plus vêtus à la mode occidentale … surtout près des villes.

Nous nous demandons ce qu'il restera de la culture et des traditions Himbas dans quelques années...mais notre expérience restera gravée dans nos mémoires.

Publié dans Namibie

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